Co-browsing vs assistance visuelle : différences
Co-browsing vs assistance visuelle : le co-browsing partage un écran web, l'assistance visuelle ouvre la caméra du client sur le terrain.
Le co-browsing et l'assistance visuelle répondent à deux objets différents : le co-browsing partage un écran web en temps réel pour aider un client à naviguer ou remplir un formulaire ; l'assistance visuelle ouvre la caméra du client sur le monde physique pour le guider et produire des captures certifiées. Toute la différence tient à l'objet observé — un écran de navigateur ou une scène réelle — et à l'endroit où se trouve le client : déjà sur votre site, ou n'importe où sur le terrain. Comparer les deux, ce n'est pas départager deux concurrents, mais choisir le bon outil selon la situation. Passons en revue ce qui les sépare : objet, localisation du client, accès, guidage, livrable et cas d'usage.
Qu'est-ce que le co-browsing, et qu'est-ce que l'assistance visuelle ?
Le co-browsing — ou navigation web partagée — permet à un agent et à un client de voir et d'utiliser la même page web en temps réel. L'agent suit le client sur votre site ou votre application en ligne, l'aide à trouver une information, à corriger un champ, à finaliser une commande. La session se lance en général depuis un widget de chat ou un code de session, et tourne dans le navigateur. Les solutions basées sur le DOM masquent couramment les champs sensibles — mot de passe, numéro de carte — pour que l'agent n'y accède pas.
L'assistance visuelle répond à un autre besoin : voir ce que le client a sous les yeux, sur le terrain. L'agent ouvre la caméra du client, le guide geste après geste et documente la situation avec des captures certifiées. Pour cadrer le vocabulaire, notre définition de l'assistance visuelle à distance pose les bases, et notre guide de l'assistance visuelle à distance détaille la méthode de bout en bout.
Quel objet chacun observe : l'écran web ou le monde physique ?
C'est la distinction centrale, celle qui commande tout le reste. Le co-browsing observe un écran web : la page ou l'application que le client a ouverte dans son navigateur. L'agent voit le contenu du site, les formulaires, les boutons — le DOM, autrement dit la structure de la page.
L'assistance visuelle observe une scène physique : une fuite sous un évier, un compteur électrique, une fissure sur un mur, une pièce défectueuse. L'agent ne regarde pas un écran, il regarde le monde réel, exactement comme s'il était sur place. Cette différence d'objet explique tout le reste : l'accès, le guidage, le livrable et les secteurs concernés.
Où se trouve le client dans chaque cas : sur votre site ou sur le terrain ?
Le co-browsing suppose que le client est déjà sur votre site ou votre application en ligne. Il navigue, rencontre une difficulté, et l'agent le rejoint sur la page où il se trouve. Hors du web, le co-browsing n'a pas d'objet : il n'accède pas à la caméra du téléphone ni au monde physique.
L'assistance visuelle rejoint le client là où il est physiquement : sur un chantier, devant un sinistre, dans une pièce à diagnostiquer. Le lien arrive par SMS, s'ouvre dans le navigateur, et la caméra démarre. Ce parcours d'assistance visuelle sans installation ni compte permet de démarrer une session avec n'importe quel client, où qu'il soit, sans lui demander le moindre effort technique.
Comment démarre la session côté client ?
Côté co-browsing, le client clique dans un chat ou saisit un code de session, sans quitter le navigateur. Côté assistance visuelle, il reçoit un SMS, clique sur le lien, et la vidéo s'ouvre directement dans son navigateur — Chrome, Safari, Firefox, Edge. Aucune application à installer, aucun compte à créer.
Comment guide-t-on le client : sur la page web ou sur la vidéo en direct ?
Le co-browsing guide sur la page web. L'agent déplace un pointeur, met un champ en surbrillance, et selon les solutions co-navigue ou co-remplit le formulaire avec le client. L'annotation porte sur l'écran web : elle indique où cliquer, quoi saisir, où corriger une erreur.
L'assistance visuelle guide sur la vidéo en direct de la caméra. L'agent dessine directement sur le flux : il entoure une vis, pointe une fuite, trace une flèche vers le bon raccord. La distinction est précise : le co-browsing annote l'écran web, pas un flux caméra du monde réel. Chacun annote son propre objet.
Que produit chaque outil en sortie ?
Le co-browsing produit une assistance en session, par nature éphémère : une fois la navigation terminée, l'aide a rempli son rôle. Ce n'est pas son objet de produire une capture certifiée et géolocalisée d'une scène physique.
L'assistance visuelle produit des captures certifiées : chaque image embarque des coordonnées GPS, un horodatage UTC précis et un identifiant de session unique, consolidés dans un rapport de session.
Une nuance s'impose. Une capture certifiée, horodatée et géolocalisée est un élément solide dans un dossier, mais ce n'est pas, à elle seule, une « preuve juridiquement opposable » de façon absolue : sa valeur s'apprécie au cas par cas, et le cadre français se distingue d'autres juridictions. Nous détaillons l'approche sur la page capture certifiée avec métadonnées.
Données sensibles : que voit chaque outil ?
Deux objets, deux périmètres de données
Le co-browsing voit un écran web : les solutions basées sur le DOM masquent couramment les champs sensibles, comme le mot de passe ou le numéro de carte. L'assistance visuelle voit une scène physique : les points de vigilance portent alors sur ce que la caméra filme. Dans les deux cas, encadrez l'usage selon votre contexte ; en France, le cadre applicable mérite d'être vérifié avant tout déploiement.
Dans quels cas choisir l'un ou l'autre ?
Le co-browsing brille sur le web : tunnel de paiement e-commerce, remplissage de formulaire en ligne, banque et assurance en ligne, onboarding d'un logiciel, support d'un site. Partout où le client est déjà devant une page, il aide à avancer sans décrocher.
L'assistance visuelle brille sur le terrain : BTP et chantier, assurance et expertise, SAV et support technique, bailleurs sociaux. Partout où il faut voir une situation réelle et la documenter.
Co-browsing vs assistance visuelle : le tableau comparatif
Le tableau ci-dessous résume les écarts sur les critères qui comptent. À lire non pas comme un classement, mais comme une grille pour choisir le bon outil selon la situation.
| Critère | Co-browsing | Assistance visuelle |
|---|---|---|
| Objet observé | Écran web (page / appli) | Scène physique (terrain) |
| Où est le client | Déjà sur votre site / appli | N'importe où, sur le terrain |
| Accès côté client | Chat / code de session, navigateur | Lien SMS, navigateur, sans app ni compte |
| Guidage | Pointeur / surbrillance / co-navigation sur la page | Annotation en direct sur la vidéo caméra |
| Livrable | Assistance en session (éphémère) | Captures certifiées (GPS, UTC, ID session) + rapport |
| Contexte / secteurs | Support web : e-commerce, banque/assurance, SaaS | Terrain : BTP, assurance/expertise, SAV, bailleurs |
| Mise en route | Depuis le site / appli en cours | Démarrage en quelques secondes via SMS |
Faut-il choisir l'un ou l'autre — ou les deux ?
La réponse est rarement « l'un contre l'autre ». Pour aider un client déjà sur votre site, le co-browsing est l'outil juste. Pour voir et documenter une situation sur le terrain, c'est l'assistance visuelle qui répond. Les deux sont complémentaires : une même équipe peut utiliser le co-browsing pour son support web et l'assistance visuelle pour ses interventions terrain. Employez chaque outil là où il a été conçu pour exceller.
L'écart se mesure sur les usages concrets. Selon les usages observés sur GroundCam, un parcours d'assistance visuelle permet d'éviter environ 40 % des déplacements, d'atteindre 85 % de résolution au premier contact, et de démarrer une session en moins de 10 secondes, sans installation côté client. Ces chiffres décrivent l'assistance visuelle, pas le co-browsing. Pour aller plus loin, la page comment ça marche résume le principe du parcours pas à pas.
Questions fréquentes
- Quelle différence entre co-browsing et assistance visuelle ?
- Ils répondent à deux objets différents. Le co-browsing partage un écran web en temps réel pour aider un client à naviguer ou remplir un formulaire sur votre site. L'assistance visuelle ouvre la caméra du client sur le monde physique, sur le terrain, pour le guider en direct et produire des captures certifiées (GPS, horodatage UTC, identifiant de session).
- Le co-browsing peut-il servir à guider un client sur le terrain ?
- Non, ce n'est pas son objet. Le co-browsing suppose que le client est déjà sur une page web ou une application en ligne ; il n'accède pas à la caméra du téléphone ni au monde physique. Pour voir et documenter une situation sur le terrain, c'est l'assistance visuelle qui convient.
- Le client doit-il installer une application pour l'assistance visuelle ?
- Non. Le client reçoit un lien par SMS qui s'ouvre directement dans son navigateur (Chrome, Safari, Firefox, Edge). Aucune application à installer, aucun compte à créer : il clique, autorise sa caméra, et la vidéo démarre en quelques secondes.
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